2014-2020, la culture variable d’ajustement budgétaire

Pendant la campagne des élections municipales, le programme du candidat Serge Grouard s’était bien gardé de formuler des annonces précises. Quelques semaines après la victoire, ont commencé à poindre les avertissements guerriers sur le mode « pour gagner, il ne faudra pas hésiter à sacrifier quelques pièces ». La conférence de presse donnée par le maire hier aura eu apparemment le mérite de commencer à préciser les choses en désignant les futures victimes. Et il n’y a finalement que peu de surprises, puisque les rumeurs couraient déjà depuis quelque temps sur les coupes claires dans le budget culturel et l’abandon de certaines manifestations.
Les menaces sont donc désormais très précises sur le Festival de jazz, Orléanoïde devrait voir son élan brisé, de grosses incertitudes surgissent sur l’Astrolabe2, et l’ancien collège Anatole Bailly va être livré aux promoteurs alors que beaucoup d’associations rêvaient de pouvoir y développer leurs projets. Le dossier Famar avance bien, mais l’implication des acteurs culturels n’est pas à l’ordre du jour…
Par contre, une Arena2 essaie de renaître sous forme de Zenith2, a priori moins onéreuse (ce qui ne sera pas bien difficile…), mais risquant tout de même d’engloutir des budgets substantiels. Et même si les fêtes de Jeanne d’Arc devront contribuer un peu à l’effort budgétaire, cela ne devrait pas être trop conséquent et toucher principalement les petites troupes qui animent le marché médiéval… L’événementiel s’en tire évidemment bien, et le festival de Loire restera l’attraction la plus valorisée à Orléans, épargnée par cet élan de rigueur.

Ce qui est préservé, c’est ce qui permet d’envisager une couverture médiatique sur les chaînes nationales. Quelques minutes de reportage télé, voilà le baromètre de la viabilité culturelle selon les critères municipaux actuels. Une certaine idée de l’attractivité et du rayonnement qui se contrefiche de la vitalité du tissu culturel local, pourtant principal vecteur d’attractivité sur le long terme.

Juste quatre jours avant ces annonces du maire d’Orléans, au cours du conseil municipal du 20 octobre, Nathalie Kerrien (adjointe à la culture) et Serge Grouard répondaient à une interrogation de Jean-Philippe Grand sur le suivi des « assises de la culture » tenues début 2013. Ils affirmaient en chœur faire de l’écoute des acteurs culturels et des artistes « une idée fixe » (oubliant au passage les publics et toute leur diversité…)
 

 
Quelques jours plus tard, avec ces annonces brutales et unilatérales, l’idée de l’écoute des acteurs culturels en prend un drôle de coup ! (Le point principal de ce même conseil municipal étant par ailleurs la charte de la participation citoyenne, on comprend immédiatement que la concertation est condamnée à intervenir après les annonces, après la prise de décision en coulisses). Serge Grouard et Nathalie Kerrien ne pourront pas refaire deux fois le coup de l’empathie, comme avec les intermittents du spectacle qu’ils assuraient de leur indéfectible soutien lorsqu’il s’agissait d’éviter l’annulation de spectacles au Campo Santo. Triste ironie, ce sont eux qui décident quelques mois plus tard de les sacrifier.

Toujours dans la même séance de conseil municipal, Serge Grouard s’indignait que l’on puisse regretter la dépense de 700 000 € juste pour l’organisation de la présence des bateaux lors du festival de Loire. Trouver cette dépense excessive, ce serait tout simplement vouloir la mort du festival ! Il faut dire que là, il s’agit d’une toute autre musique : TF1 y a consacré quelques minutes dans son journal de 13 heures.

Une charte de la hiérarchie citoyenne

C’était lors du conseil municipal de juillet dernier, à l’occasion d’une délibération technique sur la surveillance d’éventuelles pollutions des sols sur le site du bâtiment de Jean Tschumi en bord de Loire (ancien bâtiment Famar). Michel Ricoud en profite pour demander des infos sur les perspectives d’avenir de ce bâtiment, pour lequel des entrepreneurs ont fait des propositions par voie de presse.
Olivier Carré répond :

C’est ce à quoi on travaille aujourd’hui, mais il est trop tôt pour faire l’annonce d’un projet définitif. Les pistes peuvent être publiques, le travail se fait en coulisses.

Une certaine culture de la concertation…
Lorsque le projet sera presque bouclé, paramétré par ceux qui savent, élus et techniciens, nous aurons droit à la communication institutionnelle habituelle destinée à informer ceux qui ne sont pas compétents. Tout se fait dans l’arrière-boutique, ou dans le secret des dieux, je ne sais pas quelle image est la plus appropriée…
Quid de l’expertise de l’usager, du savoir des habitants ?

Au conseil municipal de ce jour, le premier point important concerne la « Charte de participation citoyenne », toilettage de celle qui est en vigueur depuis 2008, laquelle avait fait suite à la charte de la démocratie locale adoptée en 2001. Pas de bouleversement dans l’esprit du texte, une réduction du nombre des conseils consultatifs de quartier qui passe de 12 à 6 pour coller aux mairies de proximité, et donc une modification du nombre de participants et de sa composition.
Mais sur le principe, rien ne change fondamentalement, et l’esprit reste celui décrit ci-dessus par Olivier Carré : le travail se fait en coulisses, en contrôlant la prise de décision par une structure hiérarchique très rigide : les élus président, coordonnent, contrôlent un comité de pilotage qui se borne à « assister », valident les éventuelles propositions… Le propos reste toujours et encore de « dresser le bilan de l’action municipale » et de « présenter les projets à venir », en aucun cas d’être à l’écoute des projets des citoyens.
La charte ose même préciser que lors des assemblées générales, « la parole est laissée aux participants », comme si cela n’allait pas de soi…

Le « forum citoyen » perd au passage une part de son intérêt, qui figurait au moins sur le papier de la charte 2008 : « Le Forum Citoyen est saisi de tous les grands projets de la Ville, avant leur finalisation, au plus tôt. Il est chargé de faire des propositions pour enrichir ces projets. » Désormais, « les participants donnent leur avis sur le projet et formulent des propositions visant à l’améliorer. » Mais c’était déjà le cas en pratique : jamais l’Arena hier n’a fait l’objet d’un débat en amont du projet. Le devenir de l’hôpital de la rue Porte Madeleine, de Famar et de l’Île Arrault, ou encore le « Parc de Loire » du côté de l’Île Charlemagne, aujourd’hui, sont préparés, en coulisses, sans avis citoyen. Il fallait donc gommer cette idée que la participation puisse s’exercer avant même que nos édiles aient conçu leurs grands projets pour la ville.
En prime : un abandon probable de la « maison des projets » qui figurait dans la charte de 2008 mais qui n’a jamais été réellement envisagée, que ce soit sous forme réelle ou virtuelle, « accessible à tous ». Son propos n’était pourtant pas révolutionnaire : il s’agissait « d’aider les citoyens à mieux connaître et s’approprier les projets municipaux », et donc pas là non plus de demander une participation active sous forme de propositions.

Bref, un ersatz de participation, qui manifeste en réalité une méfiance irraisonnée quant à l’incompétence supposée des citoyens sur les évolutions de leurs besoins, sur la nature et le dimensionnement des équipements et des infrastructures qu’ils souhaitent voir mis en place.
Un comble pour une charte de participation, qui reste archaïque et oh combien anachronique au regard des nombreuses expériences menées sur le sujet depuis le début des années 1990. Au siècle dernier…
Depuis ces années-là, les rapports pullulent sur les pistes pour rénover la politique de la ville, sa gouvernance, en impliquant réellement les citoyens. Un observatoire international de la démocratie participative développe depuis 2001 un réseau d’échange d’expériences… Ateliers de scénarios, assemblées constituantes, budgets participatifs, co-décision, initiatives citoyennes, conférences citoyennes, jury citoyens…
Par exemple, pas très loin de nous, à la Communauté urbaine de Bordeaux, on a organisé en 2010 un forum ouvert et une conférence de citoyens sur l’assainissement de l’eau.

L’enjeu, auquel ne répond pas cette charte, mais certainement parce que la municipalité ne le souhaite pas, n’y croit pas, c’est d’aller chercher les nombreux citoyens qui ne s’impliquent plus du tout dans le processus démocratique. Il faut pour cela apporter des méthodes innovantes, aller au contact des habitants, utiliser les nouvelles technologies. C’est incontournable pour contribuer à enrayer la défiance des citoyens vis-à-vis du politique et pour essayer de contrer le populisme qui gagne sans cesse du terrain. Dommage que cela ne soit pas compris dans les coulisses de la mairie d’Orléans…

Faisons reprendre cette charte par un jury citoyen, composé d’Orléanais tirés au sort et formés par des experts indépendants à la délibération et à la rédaction. Nous verrons ce qu’il en sortira. Je ne doute pas que cela sera en tout cas beaucoup plus dynamique, novateur et participatif que ce qui nous est proposé ici.

De l’attractivité du Cloître Saint-Pierre le Puellier

IMG_1262Les assises de la culture tenues à Orléans début 2013 n’ont pas eu beaucoup de retombées concrètes, c’est un euphémisme, et fin 2014 les perspectives de poursuite du dialogue (si tant est que l’on puisse dire qu’un dialogue a été lancé) sont nébuleuses. Il faut croire que tout va bien dans le meilleur des mondes, les acteurs culturels ont le moral et les publics, d’une remarquable diversité, sont enthousiastes.
Parmi les remarques et constats portés par les acteurs culturels d’Orléans, un point avait fait consensus : le manque flagrant, dans notre grande ville « capitale régionale », d’un lieu d’exposition consacré à l’art actuel. Faute de grande ambition dans ce domaine, comme dans les autres de la politique culturelle, une réponse fut annoncée et tenue : la collégiale Saint-Pierre le Puellier, qui jusqu’ici avait une programmation, comment dire, hétérogène, allait désormais renforcer son identité de lieu culturel en se consacrant exclusivement à l’art contemporain.
De fait ont été organisées ces derniers mois de nombreuses expositions qui n’ont pas manqué de qualité et d’’intérêt. Les amateurs apprécient et les promeneurs d’un week-end ensoleillé y trouvent une étape de curiosité supplémentaire dans leur visite de la ville.
Avant d’entrer dans la collégiale pour visiter l’expo, on traversera une bien belle place de la ville ancienne, superbe mise en valeur de ce lieu patrimonial. Une « mise en scène » avant d’entrer dans le lieu qui ne manquera pas d’attirer toujours plus les Orléanais et les touristes flânant entre quais de Loire et vielles ruelles du quartier Bourgogne, dont tout le monde vante les façades rénovées.
 
IMG_1259
Nul doute que l’on prendra plaisir à faire une pause sur le petit banc de la place, après avoir admiré les panneaux d’informations touristiques. Le secteur étant plutôt piéton, on évitera le vélo pour lequel il est un peu difficile de trouver un emplacement de stationnement.
Il n’y a pas à dire, la ville d’Orléans sait créer une ambiance propice au rayonnement culturel, sait valoriser les hauts lieux de sa politique culturelle et affirmer une grande ambition pour les bâtiments les plus prestigieux de son patrimoine.
 
IMG_1260

Diversité et parité, les atouts de l’attractivité économique et politique du Loiret…

Publiée sur le facebook « Orléans et son AgglO » le 4 septembre, à l’occasion de l’assemblée constitutive de la marque « Loire & Orléans », une bien belle image éco-loirétaine de promotion de la diversité et de la parité.
Bien ordonnés sur les marches hiérarchiques de l’escalier de la maison des entreprises à Orléans, les « décideurs » politiques à la base, les « décideurs » économiques en arrière plan. Tout cela nous assure sans nul doute d’une représentativité « sociétale » exemplaire.
Avec le tag #attractivité, voilà une « belle initiative » inaugurée sous les meilleurs auspices.

Notre Dame des Landes 5 & 6 juillet : l’abandon, c’est maintenant !

ACIPA_AFFICHE_5-6-juillet_2014logoFBconvergencesLe rassemblement 2014 à Notre Dame des Landes qui aura lieu ce week-end, 5 et 6 juillet, a connecté la lutte contre l’aéroport avec de nombreuses autres luttes contre les « GPII », grands projets inutiles et imposés, partout en France.
Un vaste réseau de « convergences » dont l’un des multiples trajets, parti de Bure dans le cadre de la campagne BURE 365 contre un centre d’enfouissement de déchets radioactifs, a fait étape le 26 juin dernier sur le site de la Bissonnerie, à Saint-Jean de Braye, où l’association Mardiéval et le collectif « pour un site préservé entre Loire et forêt », ont eu l’occasion de mobiliser contre quelques exemples emblématiques de GPII orléanais : le projet de grande surface commerciale sur 16,5 ha à l’entrée est de l’agglomération orléanaise, mais aussi 3 dossiers de ponts pour le franchissement de la Loire qui menacent toujours le val de Loire, patrimoine mondial de l’humanité, zone Natura 2000, et sa biodiversité.

Le week-end à Notre Dame des Landes (site : www.notredamedeslandes2014.org), dont le mot d’ordre est d’obtenir l’abandon définitif du projet, propose un programme copieux de forums, débats, concerts, projections de films, spectacles enfants et occupation du ciel par une multitude de cerfs-volants et de montgolfières, dont vous pourrez voir le détail en consultant ce document : Programmation Forums-Débats NDL2014.

Point par point, combattre les idées reçues sur l’agriculture et l’alimentation

Idée reçue n°1
Dans son précédent ouvrage, Famine au Sud, malbouffe au Nord. Comment le bio peut nous sauver, Marc Dufumier, agronome de réputation mondiale, avait déjà développé son analyse des dysfonctionnements de notre mode de production et de distribution alimentaire, dont le bilan prête pour le moins à s’interroger. En vrac : famines dramatiques dans certains pays, malbouffe et carences pour une part de plus en plus importante de la population dans les « pays riches », dégâts environnementaux, désertification des campagnes… Augmentation des cas d’obésité, cancers et perturbations endocriniennes… S’il est extrêmement inquiétant, le constat n’est pas toujours partagé, et les réponses professionnelles ou politiques manipulent trop souvent quelques idées préconçues, quelques pseudo-évidences qu’il est utile de remettre en question.

Ce nouvel opus de Marc Dufumier reprend 50 de ces idées toutes faites, et dresse, point par point, un état des lieux argumenté qui permettra de prendre un peu de recul avant de se lancer tête baissée dans la 3e révolution agricole et alimentaire que certains annoncent avec délectation.

dufumier2-290x430

Communiqué du groupe local EELV d’Orléans / Quel avenir pour le conservatoire d’Orléans ?

Quel avenir pour le conservatoire d’Orléans ?

Les parents d’élèves et professeurs du Conservatoire d’Orléans font face à la menace de suppression et de non-renouvellement de postes d’enseignement qui entraînerait inéluctablement la perte pour notre ville de certains cycles de formation.

Le conservatoire à rayonnement départemental risque en effet de basculer dans une spirale négative amenant l’abandon de toute ambition réelle quant à l’offre d’éducation musicale de notre ville, capitale régionale.

À l’occasion de la campagne électorale, l’équipe de Serge Grouard a explicitement engagé son soutien pour le maintien des moyens financiers dont bénéficie le conservatoire. Il importe aujourd’hui que la municipalité ne laisse pas élèves, parents et enseignants dans l’expectative, et apporte rapidement des réponses concrètes. L’attractivité du conservatoire est aujourd’hui portée à bout de bras par les enseignants. Si la majorité municipale renonce au soutien promis, ils ne pourront plus longtemps maintenir à flot cet indispensable outil d’action culturelle et d’épanouissement des enfants.

EELV Orléans espère que Serge Grouard ne faisait pas allusion au conservatoire et aux musées lorsqu’il a évoqué ces pièces de l’échiquier qu’il aurait à sacrifier dans les années à venir pour renforcer la « compétitivité » de notre ville. Ce serait là un calcul purement comptable à courte vue.

Nous espérons donc qu’à l’issue de la réunion envisagée avec la mairie une décision favorable soit retenue quant au maintien des professeurs, afin que le conservatoire puisse rayonner à hauteur de ses ambitions.

Communiqué du groupe EELV d’Orléans
Estelle Touzin et Jérôme Beyler
co-porte-parole

Comme un pion aux échecs, la piscine sera sacrifiée !

piscine découverte La Source1
Le conseil municipal d’hier soir a voté la délibération permettant de mobiliser 6 millions d’euros en urgence afin de procéder aux travaux de mise aux normes de la ligue 2 du stade omnisports de La Source. La municipalité y consacrera 2 millions et demi, et compte sur le soutien du conseil régional, du conseil général et du club pour finir de régler la facture. Pour faire écho à cette décision, le groupe communal d’Europe Écologie Les Verts d’Orléans avait diffusé un communiqué de presse que vous trouverez ci-après.
En séance, Jean-Philippe Grand, élu EELV, a défendu cette position, en regrettant que le même volontarisme et la même rapidité ne soient pas appliqués pour permettre l’ouverture cet été de la piscine découverte d’Orléans La Source. Cette piscine de l’ASPTT, cédée en bon état à la ville en 1999, a manifestement souffert d’un manque d’entretien qui la condamne aujourd’hui.
En guise de réponse, les élus de la majorité ont souligné que le quartier de La Source ne manquait pas d’équipements sportifs (même si certains vont mal, cela semble être jugé somme toute assez négligeable), et que les investissements en équipements sportifs devraient à l’avenir se faire à l’échelon de l’agglomération. Il s’agit de laisser entendre que des bassins sont en réflexion à Saint-Cyr-en-Val ou à Saint-Jean-Le-Blanc, et que cela fera bien l’affaire…
Aucune réponse précise sur la piscine découverte de la Source, il semble donc bien que son triste sort soit définitivement signé… Il ne reste plus qu’à s’inquiéter toujours plus sur celui de la piscine couverte, dont l’état de vétusté n’est pas très éloigné.
Pas de surprise au final, l’explication avait été donnée quelques minutes auparavant par Serge Grouard à l’occasion de ses commentaires sur la présentation du compte administratif 2013, en recourant à une métaphore du jeu d’échec : face aux difficultés financières, il faut savoir pour gagner sacrifier quelques pièces. Le maire s’était bien gardé de préciser quels seraient ses choix « sacrificiels ». Voilà un premier élément de réponse : une petite piscine de quartier est un pion de peu d’importance face qux obligations des rois et reines du sport spectacle.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

16/06/2014 • EELV groupe communal d’Orléans

EELV Orléans se réjouit de l’accession de l’US Orléans Loiret football en ligue 2. Nous tenons à saluer la rapidité avec laquelle la municipalité se propose de mobiliser le budget nécessaire aux travaux d’aménagement que le stade omnisports de la Source attendait depuis longtemps.

Nous aurions aimé qu’il en soit de même pour de nombreux équipements de la commune dont l’état de vétusté est extrêmement préoccupant.
La piscine découverte de la Source en est un exemple criant. La menace de sa fermeture cet été, annoncée récemment par voie de presse, signerait l’abandon d’un outil irremplaçable pour les clubs sportifs et d’un lieu de détente pour de nombreux habitants qui ne peuvent partir en vacances.
La municipalité, qui sait mobiliser les investissements nécessaires en cas d’urgence, aura certainement à cœur de ne pas priver les familles modestes de cet équipement indispensable. Nous l’encourageons par ailleurs à développer enfin le plan pluriannuel d’investissements (PPI) qui permettra d’envisager avec un peu plus de sérénité l’avenir des équipements sportifs de proximité. Face à l’urgence et après 2 mandats d’immobilisme, il n’y a plus d’échappatoire.
Cet été, à Orléans La Source, les occupations de loisir accessible à tous feront cruellement défaut. Piscine découverte fermée, piscine couverte archaïque et surutilisée, interdiction récurrente de baignade à l’Île Charlemagne, terrains de basket fermés à proximité du gymnase Cathelineau…
Certaines situations d’urgence ne résultent pas d’obligations édictées par les fédérations sportives et les exigences médiatiques. Elles n’en restent pas moins impérieuses pour les citoyens. Il serait injuste que la majorité municipale ne réagisse pas avec la même mobilisation et la même rapidité.

Estelle Touzin et Jérôme Beyler
co-porte-parole du groupe communal EELV d’Orléans

Musées d’Orléans : est-on vraiment à la recherche du « bon profil » ?

Fichtre, le virulent Didier Rykner s’en est pris dans la Tribune de l’Art* à la politique de recrutement de la mairie d’Orléans quant à la direction de ses musées. Il est vrai que l’affaire traîne depuis mi-2013 au Musée des Beaux-Arts, et qu’elle s’est compliquée avec le départ quelque peu désabusé du directeur du Muséum.
En août 2013, Éric Valette, alors adjoint à la culture, affirmait à Mag’Centre (« Grand remue-ménage chez les acteurs culturels à Orléans ») être à « la recherche de bons profils qui portent et valorisent le projet des établissements. (…) Nous ne voulons toutefois pas nous précipiter dans nos choix. »

Bientôt un an plus tard, Didier Rykner s’alarme des objectifs transparaissant au travers des critères d’un recrutement qui court toujours… Extraits (article complet à consulter sur le site www.latribunedelart) :

Orléans « recherche désormais un seul directeur pour trois musées : celui des Beaux-Arts, celui d’archéologie (l’hôtel Cabu rattaché au Musée des Beaux-Arts), et le muséum d’histoire naturelle.
Une telle configuration n’est pas unique : quelques villes possédant plusieurs musées ont en effet choisi de nommer un directeur des musées. C’est, par exemple, le cas de Strasbourg. Mais le directeur des musées de Strasbourg est un conservateur, et chaque musée a un conservateur à sa tête qui le dirige notamment sur le plan scientifique.
L’annonce d’Orléans ne prévoit rien de tel (…). Il s’agira donc, en réalité, de cumuler sur une personne les fonctions dévolues auparavant à deux personnes aux compétences fort diverses.
Mais quel est le profil requis pour ce surhomme (ou cette surfemme) ? Il s’agira d’un « cadre A expérimenté ou A+ : attaché principal, attaché de conservation, administrateur, conservateur du patrimoine ». On envisage donc possible, par exemple, de recruter un attaché de conservation pour devenir directeur de trois musées qui avaient naguère deux conservateurs à leur tête, et cet attaché de conservation aura pour adjoint des conservateurs. Cet attaché pourrait même ne pas être de conservation, mais simplement « principal », un titre qui recouvre une fonction purement administrative. Il pourrait d’ailleurs s’agir aussi d’un « administrateur (sans compétence scientifique) », en charge donc « du développement culturel et scientifique des musées ».
Bref, du grand n’importe quoi.

Cette affaire est symbolique d’une tendance lourde qui se développe dans certaines municipalités : pour réduire le coût de fonctionnement des musées, on nomme un attaché de conservation à la place d’un conservateur ou un assistant de conservation à la place d’un attaché de conservation… Orléans veut innover en envisageant de placer un attaché de conservation à la tête de trois musées et en lui subordonnant des conservateurs.

Didier Rykner n’a apparemment pas pu obtenir de précisions sur la situation actuelle de ce processus de recrutement. On attend avec impatience une annonce de réussite quant à cette recherche du « bon profil » pour les établissements prestigieux d’une ville qui a toujours pour ambition le statut de capitale régionale. En souhaitant que Didier Rykner se trompe et qu’Orléans ambitionne encore de donner à ses musées les moyens de leur « rayonnement » culturel et scientifique.

* Magazine en ligne consacré à « l’actualité de l’histoire de l’art et du patrimoine occidental du Moyen-Age aux années 1930. »
http://www.latribunedelart.com/

Journée mondiale de l’environnement / planetocean, film & application mobile

planetoceanappPour célébrer la journée mondiale de l’environnement, instituée depuis un peu plus de 40 ans (!) par les Nations Unies et fixée au 5 juin, la fondation Goodplanet de Yann Arthus-Bertrand lance une campagne « 1 film pour comprendre, 1 appli pour agir ».
La thématique 2014 de la journée tient dans le slogan « Elevez votre voix, pas le niveau de la mer ». Bien vu donc de mettre à l’honneur les milieux marins… Vulnérabilité face au changement climatique, acidification, pollutions, destruction des habitats, surpêche… Le film aborde tous les enjeux qui obligent à « mettre les océans au cœur des consciences ».
L’application mobile (gratuite) entend quant à elle nous donner les moyens d’agir en consommateurs responsables : choisir son poisson en fonction des stocks disponibles, des techniques de pêche, de la provenance, de la saison…
Bien utile pour faire un choix avisé et éviter de contribuer à la destruction des fonds marins et à la disparition de certaines espèces…
Bref, pas idiot à installer sur votre téléphone pour acheter intelligemment chez le poissonnier ou tout simplement se documenter sur les enjeux liés à la pêche industrielle.

Télécharger l’appli sur iOS : lien iTunes
Télécharger l’appli sur Android : lien GooglePlay

Documentaire à voir en entier et en français sur Youtube :
Planète Océan [FR] Yann Arthus-Bertrand – le film Full HD