Dans le mur, à grande vitesse

La mairie d’Orléans déroule demain le tapis rouge de sa salle de conseil municipal pour la tenue de l’Assemblée Générale ordinaire de l’association TGV Grand Centre Auvergne. Cette association de lobbying professe « un nouveau souffle pour la grande vitesse » et pétitionne pour que le TGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon apporte, entre autres, « un avenir meilleur aux générations futures ». Cet avenir meilleur passe par « l‘accès facile de tout un chacun aux grandes villes françaises et européennes », le TGV étant la seule voie pour qu’une ville ou un département soit « attractive, dynamique, jeune et moderne ».
Il faut qu’il passe par Orléans, c’est vital, sinon la ville ne sera plus jamais attractive, dynamique, jeune et moderne. L’enjeu est de taille.
Cette AG sera donc probablement l’occasion de se féliciter entre élus d’un supposé « consensus » autour du tracé Ouest, de demander à ce que les délais annoncés pour sa réalisation soit raccourcis, et de poursuivre le travail de sape de la communication pour que tout le monde continue à croire qu’en dehors du TGV, il n’y a point de salut.
Problème : cette analyse tout en finesse et en affirmations péremptoires est aujourd’hui largement remise en cause, et pas seulement par des écologistes isolés que ces élus méprisent allègrement. Les lanceurs d’alerte sont aujourd’hui institutionnels.
Il y a eu l’année dernière le rapport Duron, Commission Mobilité 21, qui a fixé la priorité sur la rénovation du réseau existant et reporté le POCL au-delà de 2030 (entre 2030 et 2050).
Il y a depuis quelques semaines le rapport de la cour des comptes, qui fustige le choix systématique intervenu depuis 30 ans en faveur de la grande vitesse ferroviaire, au détriment des déplacements intercités, et décrit en détail un « modèle à bout de souffle, au coût devenu non soutenable ».

Le développement du TGV s’est opéré en substitution des trains à grande distance classiques Intercités. La préférence française avérée pour la grande vitesse a abouti à un système peu cohérent, où les rames de TGV desservent 230 destinations et passent 40 % de leur temps en moyenne sur les lignes classiques, ce qui nécessite en outre un parc important de rames.
Sur certaines liaisons, les principales conditions de pertinence d’une ligne à grande vitesse (LGV) ne sont pas remplies, à savoir : connexion de bassins de population importants, durée de trajet à grande vitesse comprise entre 1h30 et 3h, peu ou pas d’arrêts intermédiaires, grande fréquence de circulation, taux d’occupation des rames élevé et bonne articulation avec les autres modes de transports.
Le processus de décision qui conduit à créer de nouvelles lignes comporte en effet de nombreux biais favorisant le choix de la grande vitesse : les schémas directeurs deviennent en pratique contraignants, les hypothèses de trafic et la valorisation du temps gagné sont trop optimistes, des annonces prématurées tiennent lieu de décision, les acteurs locaux poussent le projet mais l’appel aux collectivités territoriales pour le financement implique des contreparties coûteuses, le plan de financement de la ligne intervient beaucoup trop tardivement. Enfin, l’atout environnemental du TGV en exploitation, les effets sur les territoires et le développement économique des zones desservies doivent être relativisés.
Il s’ensuit que la rentabilité socio-économique des lignes à grande vitesse est systématiquement surestimée.

Fort de ce constat (et le cas d’Orléans est clairement au cœur de ces critiques), est-ce aujourd’hui le rôle d’une municipalité de fournir une tribune officielle à une association qui promeut, envers et contre tout, ce modèle décrié, continue à se battre avec les arguments peu sincères du marketing territorial et demande encore que soient dépensés beaucoup d’énergie et de finances en études et expertises ?

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Dès 2011, le journaliste Marc Fressoz avait tiré la sonnette d’alarme avec son livre FGV, Faillite à Grande Vitesse, estimant que « trop de TGV tue le TGV et asphyxie le système ferroviaire – RFF et SNCF – à petit feu. Et au-delà du système ferroviaire, les finances publiques sont mises en danger par une développement délirant du TGV. » Il est temps de donner un peu de crédit aux scénarios alternatifs plutôt que de foncer à grande vitesse vers la faillite d’un système que les élus promeuvent de façon irraisonnée. Pour la région, les élus écologistes ont proposé une contribution argumentée et détaillée. Mais elle n’a jamais eu jusqu’à présent les honneurs de la salle du conseil municipal d’Orléans…

Qui veut plus de TGV : les Français qui les utilisent ou les élus locaux ?
Ce sont d’abord les élus qui considèrent que s’ils n’ont pas le TGV dans leur ville, leur département, leur région, leur territoire ne vaut rien, que c’est un territoire de seconde zone. Il faut avoir le prestige du TGV sinon on n’est pas à niveau. Ensuite, peut-être que les parlementaires veulent le TGV pour leur propre usage… Dans la mesure où ils ne paient pas le train puisqu’ils ont le droit à des billets achetés par l’Assemblée nationale ou le Sénat à la SNCF, on peut considérer qu’ils veulent du TGV pour faire la navette plus facilement entre leur circonscription et le Parlement. J’ai recueilli des témoignages d’élus en ce sens. Il y aurait une hiérarchie au sein du Parlement : les élus qui prennent l’avion parce qu’il viennent de loin, ceux qui prennent le TGV comme les Lillois, les Rhône-Alpins ou les Alsaciens et tous les autres. Pour les élus des régions mal desservies par des TER ou des Corail, avec des infrastructures ferroviaires vétustes, le grand saut en avant, c’est de pouvoir venir au Parlement en TGV, devenu le nouveau carrosse de la République. Simplement, les élus ne paient pas le train, ils ne se rendent pas compte que le TGV c’est cher.

De l’attractivité du Cloître Saint-Pierre le Puellier

IMG_1262Les assises de la culture tenues à Orléans début 2013 n’ont pas eu beaucoup de retombées concrètes, c’est un euphémisme, et fin 2014 les perspectives de poursuite du dialogue (si tant est que l’on puisse dire qu’un dialogue a été lancé) sont nébuleuses. Il faut croire que tout va bien dans le meilleur des mondes, les acteurs culturels ont le moral et les publics, d’une remarquable diversité, sont enthousiastes.
Parmi les remarques et constats portés par les acteurs culturels d’Orléans, un point avait fait consensus : le manque flagrant, dans notre grande ville « capitale régionale », d’un lieu d’exposition consacré à l’art actuel. Faute de grande ambition dans ce domaine, comme dans les autres de la politique culturelle, une réponse fut annoncée et tenue : la collégiale Saint-Pierre le Puellier, qui jusqu’ici avait une programmation, comment dire, hétérogène, allait désormais renforcer son identité de lieu culturel en se consacrant exclusivement à l’art contemporain.
De fait ont été organisées ces derniers mois de nombreuses expositions qui n’ont pas manqué de qualité et d’’intérêt. Les amateurs apprécient et les promeneurs d’un week-end ensoleillé y trouvent une étape de curiosité supplémentaire dans leur visite de la ville.
Avant d’entrer dans la collégiale pour visiter l’expo, on traversera une bien belle place de la ville ancienne, superbe mise en valeur de ce lieu patrimonial. Une « mise en scène » avant d’entrer dans le lieu qui ne manquera pas d’attirer toujours plus les Orléanais et les touristes flânant entre quais de Loire et vielles ruelles du quartier Bourgogne, dont tout le monde vante les façades rénovées.
 
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Nul doute que l’on prendra plaisir à faire une pause sur le petit banc de la place, après avoir admiré les panneaux d’informations touristiques. Le secteur étant plutôt piéton, on évitera le vélo pour lequel il est un peu difficile de trouver un emplacement de stationnement.
Il n’y a pas à dire, la ville d’Orléans sait créer une ambiance propice au rayonnement culturel, sait valoriser les hauts lieux de sa politique culturelle et affirmer une grande ambition pour les bâtiments les plus prestigieux de son patrimoine.
 
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Notre Dame des Landes 5 & 6 juillet : l’abandon, c’est maintenant !

ACIPA_AFFICHE_5-6-juillet_2014logoFBconvergencesLe rassemblement 2014 à Notre Dame des Landes qui aura lieu ce week-end, 5 et 6 juillet, a connecté la lutte contre l’aéroport avec de nombreuses autres luttes contre les « GPII », grands projets inutiles et imposés, partout en France.
Un vaste réseau de « convergences » dont l’un des multiples trajets, parti de Bure dans le cadre de la campagne BURE 365 contre un centre d’enfouissement de déchets radioactifs, a fait étape le 26 juin dernier sur le site de la Bissonnerie, à Saint-Jean de Braye, où l’association Mardiéval et le collectif « pour un site préservé entre Loire et forêt », ont eu l’occasion de mobiliser contre quelques exemples emblématiques de GPII orléanais : le projet de grande surface commerciale sur 16,5 ha à l’entrée est de l’agglomération orléanaise, mais aussi 3 dossiers de ponts pour le franchissement de la Loire qui menacent toujours le val de Loire, patrimoine mondial de l’humanité, zone Natura 2000, et sa biodiversité.

Le week-end à Notre Dame des Landes (site : www.notredamedeslandes2014.org), dont le mot d’ordre est d’obtenir l’abandon définitif du projet, propose un programme copieux de forums, débats, concerts, projections de films, spectacles enfants et occupation du ciel par une multitude de cerfs-volants et de montgolfières, dont vous pourrez voir le détail en consultant ce document : Programmation Forums-Débats NDL2014.

Point par point, combattre les idées reçues sur l’agriculture et l’alimentation

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Dans son précédent ouvrage, Famine au Sud, malbouffe au Nord. Comment le bio peut nous sauver, Marc Dufumier, agronome de réputation mondiale, avait déjà développé son analyse des dysfonctionnements de notre mode de production et de distribution alimentaire, dont le bilan prête pour le moins à s’interroger. En vrac : famines dramatiques dans certains pays, malbouffe et carences pour une part de plus en plus importante de la population dans les « pays riches », dégâts environnementaux, désertification des campagnes… Augmentation des cas d’obésité, cancers et perturbations endocriniennes… S’il est extrêmement inquiétant, le constat n’est pas toujours partagé, et les réponses professionnelles ou politiques manipulent trop souvent quelques idées préconçues, quelques pseudo-évidences qu’il est utile de remettre en question.

Ce nouvel opus de Marc Dufumier reprend 50 de ces idées toutes faites, et dresse, point par point, un état des lieux argumenté qui permettra de prendre un peu de recul avant de se lancer tête baissée dans la 3e révolution agricole et alimentaire que certains annoncent avec délectation.

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Comme un pion aux échecs, la piscine sera sacrifiée !

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Le conseil municipal d’hier soir a voté la délibération permettant de mobiliser 6 millions d’euros en urgence afin de procéder aux travaux de mise aux normes de la ligue 2 du stade omnisports de La Source. La municipalité y consacrera 2 millions et demi, et compte sur le soutien du conseil régional, du conseil général et du club pour finir de régler la facture. Pour faire écho à cette décision, le groupe communal d’Europe Écologie Les Verts d’Orléans avait diffusé un communiqué de presse que vous trouverez ci-après.
En séance, Jean-Philippe Grand, élu EELV, a défendu cette position, en regrettant que le même volontarisme et la même rapidité ne soient pas appliqués pour permettre l’ouverture cet été de la piscine découverte d’Orléans La Source. Cette piscine de l’ASPTT, cédée en bon état à la ville en 1999, a manifestement souffert d’un manque d’entretien qui la condamne aujourd’hui.
En guise de réponse, les élus de la majorité ont souligné que le quartier de La Source ne manquait pas d’équipements sportifs (même si certains vont mal, cela semble être jugé somme toute assez négligeable), et que les investissements en équipements sportifs devraient à l’avenir se faire à l’échelon de l’agglomération. Il s’agit de laisser entendre que des bassins sont en réflexion à Saint-Cyr-en-Val ou à Saint-Jean-Le-Blanc, et que cela fera bien l’affaire…
Aucune réponse précise sur la piscine découverte de la Source, il semble donc bien que son triste sort soit définitivement signé… Il ne reste plus qu’à s’inquiéter toujours plus sur celui de la piscine couverte, dont l’état de vétusté n’est pas très éloigné.
Pas de surprise au final, l’explication avait été donnée quelques minutes auparavant par Serge Grouard à l’occasion de ses commentaires sur la présentation du compte administratif 2013, en recourant à une métaphore du jeu d’échec : face aux difficultés financières, il faut savoir pour gagner sacrifier quelques pièces. Le maire s’était bien gardé de préciser quels seraient ses choix « sacrificiels ». Voilà un premier élément de réponse : une petite piscine de quartier est un pion de peu d’importance face qux obligations des rois et reines du sport spectacle.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

16/06/2014 • EELV groupe communal d’Orléans

EELV Orléans se réjouit de l’accession de l’US Orléans Loiret football en ligue 2. Nous tenons à saluer la rapidité avec laquelle la municipalité se propose de mobiliser le budget nécessaire aux travaux d’aménagement que le stade omnisports de la Source attendait depuis longtemps.

Nous aurions aimé qu’il en soit de même pour de nombreux équipements de la commune dont l’état de vétusté est extrêmement préoccupant.
La piscine découverte de la Source en est un exemple criant. La menace de sa fermeture cet été, annoncée récemment par voie de presse, signerait l’abandon d’un outil irremplaçable pour les clubs sportifs et d’un lieu de détente pour de nombreux habitants qui ne peuvent partir en vacances.
La municipalité, qui sait mobiliser les investissements nécessaires en cas d’urgence, aura certainement à cœur de ne pas priver les familles modestes de cet équipement indispensable. Nous l’encourageons par ailleurs à développer enfin le plan pluriannuel d’investissements (PPI) qui permettra d’envisager avec un peu plus de sérénité l’avenir des équipements sportifs de proximité. Face à l’urgence et après 2 mandats d’immobilisme, il n’y a plus d’échappatoire.
Cet été, à Orléans La Source, les occupations de loisir accessible à tous feront cruellement défaut. Piscine découverte fermée, piscine couverte archaïque et surutilisée, interdiction récurrente de baignade à l’Île Charlemagne, terrains de basket fermés à proximité du gymnase Cathelineau…
Certaines situations d’urgence ne résultent pas d’obligations édictées par les fédérations sportives et les exigences médiatiques. Elles n’en restent pas moins impérieuses pour les citoyens. Il serait injuste que la majorité municipale ne réagisse pas avec la même mobilisation et la même rapidité.

Estelle Touzin et Jérôme Beyler
co-porte-parole du groupe communal EELV d’Orléans

Communiqué du groupe local EELV d’Orléans / Piscine découverte de La Source

Entretien des équipements sportifs : les négligences de deux mandats pèseront lourdement sur les loisirs et les vacances des Orléanais.

Il aura fallu bien peu de temps pour que la réalité mette à mal les promesses de campagne de la majorité. Nous découvrons aujourd’hui que faute d’entretien un équipement majeur fera défaut aux Orléanais cet été, et probablement à jamais.

Cette situation n’a rien d’accidentel, elle est ancienne et résulte d’un manque d’anticipation quant à la maintenance des équipements municipaux.
Il est d’ailleurs à craindre que cette piscine ne soit que le précurseur d’une vaste cohorte d’équipements sportifs dont l’état de vétusté est tout à fait comparable… Quelle sera la prochaine fermeture ?

L’abandon de cette piscine est d’autant plus désespérant qu’il s’agit d’un outil indispensable pour de nombreux clubs sportifs, mais aussi et surtout de l’un des rares équipements de détente pour de nombreux habitants qui ne peuvent partir en vacances. Un lieu de destination et de rencontres, fédérateur du vivre ensemble.
Comment penser minimiser l’impact de cette fermeture en promettant de remplacer une semaine de piscine découverte par 3 heures supplémentaires d’une piscine couverte, aux créneaux déjà saturés, et dans un état de vétusté pas si éloigné ?

Plus que les projets grandiloquents, les équipements de quartier créent des liens sociaux en permettant rencontres, échanges, pratique sportive, apprentissage. Ils offrent des moments de mieux vivre chaque jour, tout au long de l’année.
La piscine découverte de la Source savait faire tout cela. Il était inconséquent de ne pas l’entretenir, il serait irresponsable de la condamner.

Communiqué du groupe EELV d’Orléans
Estelle Touzin et Jérôme Beyler
co-porte-parole

Réenchanter le monde : l’architecture et la ville face aux grandes transitions

Réenchanter le monde / Architectures, ville, transitionsOuverture demain à la Cité de l’architecture et du patrimoine (Paris, Place du Trocadéro – Palais de Chaillot) d’une « exposition-manifeste sur l’avenir du monde habité », conçue avec les architectes lauréats du « Global Award for Sustainable Architecture ». Une interrogation et des réalisations concrètes, par des architectes et des urbanistes, quant aux transitions urbaines, écologiques, démographiques, économiques, énergétiques qui s’effectuent en ce moment, sous nos yeux, et dont le pouvoir politique ne semble pas encore prendre la mesure, en tout cas à la hauteur des enjeux.

« Au fil des années, ces architectes ont formé et animent une scène de recherche et de mise en question, reconnue dans le débat mondial sur les grandes transitions et leur effet sur la condition des hommes. (…) Du premier ébranlement de 1974 à la crise systémique de 2008, ce ne sont pas de simples secousses qui ont freiné le cours des choses mais une rupture d’ampleur qui s’est produite. Elle sépare un siècle qui fonda sa vision du progrès sur l’exploitation de ressources pensées inépuisables, d’un XXIe siècle qui doit d’abord se demander de quel « progrès » nous avons besoin, pour rechercher des alternatives. » Lire la suite

Vélotour #2 – pour ceux qui auraient un goût de trop peu…

Si la modeste dimension du parcours du Vélotour 2014 vous laisse sur votre faim, rien ne vous empêche de rejoindre la 4e édition de la rando vélo rétro que les ambitieux angevins organisent cette année à Saumur les 28 & 29 juin. Un événement d’une autre ampleur apparemment, qui mêle festivités, balades, visites entre châteaux et vignobles… 4 parcours de 30 à 150 km, des critériums à l’ancienne, brocantes, vélos de collection… Une soirée guinguette « dans la plus grande tradition du cabaret populaire » et une centaine d’animations dans une ambiance « conviviale et décalée ». Un hommage au vélo qui relègue le Vélotour orléanais au rang d’une manifestation quelque peu timide.
Inscriptions sur www.anjou-velo-vintage.com

AVV2014_Affiche

2650 participants et 20000 visiteurs en 2013, 30 sites touristiques et 56 communes visitées… Lire la suite

Vélotour 2014, mini-parcours décalé en avant-première

Parcours imagé des difficultés de déplacement sur cette petite boucle censée faire la promotion du vélo en ville…

Ou : passer d’un point à un autre des lieux mis en avant par le Vélotour 2014 à Orléans, pour un cycliste au quotidien et dans les conditions normales de circulation, cela donne quoi ?

À Orléans, le vélo reste dans l'ombre des voitures, et Vélotour ne prends pas la direction des aménagements vertueux…

À Orléans, le vélo reste dans l’ombre des voitures, et Vélotour ne prends pas la direction des aménagements vertueux…

Ce petit parcours a été effectué avant que les flèches roses, apparues hier matin, ne donnent la direction précise à suivre. Il s’agissait donc simplement de chercher à relier les points d’attraction mis en avant, et d’évaluer concrètement la qualité des déplacements à vélo dans notre ville…
En se lançant dans les rues orléanaises, on constate bien vite que hors animations exceptionnelles et festives du Vélotour, la vie du cycliste est plus morne et dangereuse qu’il ne faudrait ! Les spots touristiques (Frac, Martroi, musées, théâtre, gare…) sont bien peu accueillants au cycliste éloigné de la « Loire à vélo », et il est difficile de garer son deux-roues correctement, encore plus d’être certain de le retrouver…

Focus sur quelques points remarquables du parcours… Lire la suite

« Pour des villes où l’on aimerait habiter »…

Pourquoi reconquérir les rues ?

Parce que c’est là que se joue, sans qu’on en soit toujours conscient, une grande partie de la qualité de la vie dans une ville ou un village. Il y a des rues où l’on se sent bien, des rues vivantes – sans forcément être commerçantes – où l’on se dit qu’on aimerait bien habiter et élever nos enfants. Et puis il y a des rues qui, à l’inverse, nous semblent mornes, stériles, désertes, et qui malheureusement sont devenues plutôt la norme dans notre pays. Pourquoi ?

Est-ce inéluctable ? Dans ce livre, fruit de ses 30 années d’expérience d’architecte et d’urbaniste, Nicolas Soulier nous montre que c’est, certes, une histoire de voitures, auxquelles on accorde souvent une place disproportionnée, mais pas uniquement. Il nous montre que c’est avant tout une histoire de vie « spontanée », de cadre qui permet à cette vie spontanée de s’exprimer ; que cela tient souvent à des détails, des petites modifications qui, quand elles sont accumulées, peuvent avoir de grands effets.

En France, la situation paraît souvent bloquée, stérilisée, et nombreux sont ceux qui pensent que si le progrès a détruit les rues, il faut s’y résoudre sans nostalgie. Après avoir effectué un état des lieux de nos blocages franco-français, Nicolas Soulier nous montre que cette situation n’est pas inéluctable et que de nombreux exemples de « reconquête des rues » fleurissent à travers le monde. De ces situations exemplaires, prises en Allemagne, en Hollande, en Suisse, au Danemark, en Angleterre, au Canada, aux USA et au Japon, l’auteur tire des conclusions pratiques et propose des pistes d’action pour « reconquérir nos rues ».
Antoine Isambert (Les Éditions Ulmer)

Cf site de Nicolas Soulier : www.nicolassoulier.net