Bientôt 50% de bio dans les cantines d’Orléans

Il y aura du bio dans les cantines orléanaises. L’annonce en a été faite par Florent Montillot lui-même à l’occasion du Conseil Municipal d’Orléans du 10 octobre 2016, et cela sera par la force des choses confirmé lorsqu’il s’agira de préciser le cahier des charges du futur délégataire de ce service public. « Je ne fixe pas de cap », a-t-il annoncé, en rappelant toutefois les objectifs du Grenelle de l’environnement, qui fixait la part à 20%, et l’amendement récemment défendu devant le parlement qui hisse le repère à 40% de produits locaux et 20% sur le bio.
Cet amendement visant « à favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation » a eu un parcours législatif compliqué, validé il y a déjà plusieurs mois et à l’unanimité par le parlement, il a été systématiquement bloqué par les sénateurs. Dernier épisode en date au cours des navettes d’une chambre à l’autre, il vient d’être réintroduit dans le cadre de la loi « égalité et citoyenneté » et une nouvelle fois validé par l’Assemblée Nationale.
Celle-ci ayant le dernier mot, cette mesure doit être définitivement entérinée en janvier 2017. Entrera alors en vigueur, pour 2020, la proportion indiquée par Florent Montillot : les restaurants collectifs publics devront proposer à leurs convives 40% de produits durables (de saison, de qualité, issus de circuits courts…), dont 20% de produits bio.

Cette mesure de soutien à l’alimentation de proximité et à l’agriculture locale, que revendique Florent Montillot, est également souhaitée par 76% des français (Sondage IPSOS de janvier 2015). Mais l’élu orléanais, qui aime à se présenter comme homme de défi, a clairement indiqué qu’il n’en resterait pas là :

Nous, nous serons bien au-delà de la volonté nationale.

L’objectif qu’il se fixe est beaucoup plus ambitieux : les repas collectifs préparés par la cuisine centrale comporteront, aussi vite que possible, 100% de produits locaux. Bien au-delà donc en effet des 40% attendus par la loi pour 2020. Et pour ce qui concerne le bio, cela nous mène à un objectif de l’ordre de 50%, pas si utopique qu’il pourrait y paraître au premier abord, puisque des communes comme Saint-Etienne l’ont d’ores et déjà atteint.

« Manger, choisir la nourriture servie aux enfants, aux jeunes, aux malades, aux personnes résidant en EHPAD, est bien un choix responsable, politique et citoyen. » Et par-delà cette responsabilité, M. Montillot a 1000 fois raison : il s’agit de structurer la filière locale et de sauver, dans la proximité, les agriculteurs. Il en sera de même pour donner un salutaire coup de pouce à ceux qui font la démarche de passer au bio, d’autant que l’amendement cité ci-dessus a eu l’intelligence d’inclure les surfaces agricoles en conversion à la production biologique.
Le levier de la restauration collective, outil très efficace localement, permettra ainsi de soutenir les agriculteurs de la région et de contribuer à assurer un égal accès pour tous à une alimentation saine.
Le nouveau contrat de gestion des cantines orléanaises va donc très rapidement rompre avec un engagement extrêmement timide envers les produits de saison, locaux et bio, qui prévalait ces dernières années. Compte tenu de l’importance des enjeux économiques et environnementaux, il y a lieu de s’en féliciter!

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