Bîmes de Loire : la liberté d’expression engloutie pendant le festival

Autre élément à annexer au bilan du Festival de Loire 2015 présenté aujourd’hui en conseil municipal : la déconvenue d’Arnaud Méthivier, dont le dernier concert fut déprogrammé sans autre forme de procès. À lire les médias locaux, le maire et le plaignant devraient pouvoir se rencontrer pour s’en expliquer. Mais parleront-ils de la même chose ?
Il y a une différence de point de vue que n’aura manifestement pas bien mesurée Arnaud Méthivier.
Dans l’esprit de l’élue chargée du suivi du festival de Loire, il ne s’agit pas d’un événement culturel au cours duquel se produisent des artistes mais bien plutôt d’une manifestation festive pendant laquelle des prestataires rémunérés par l’organisation sont chargés des animations.
Dans cet esprit, la mairie est un employeur, soucieux de la réputation de sa « marque », et qui entend donc que ses prestataires se plient à la réserve due par les employés pour ne pas mettre en cause la bonne réputation de leur entreprise et de leur patron.
Pour Nano, dont on connaît, notamment par la fête des Duits, l’attention à procurer aux artistes un espace d’expression sans la moindre tutelle, la liberté de parole ne saurait bien évidemment être contrainte par des soucis de promotion et d’image.
Interdire de scène un artiste est tout sauf anodin, c’est un acte fort contre la liberté d’expression à laquelle des élus ne peuvent contrevenir dès que quelque chose leur déplaît. Un acte de censure, de mépris de l’artiste, et Arnaud Méthivier est en droit d’obtenir des réponses convaincantes à sa « lettre ouverte ».
À moins que la municipalité n’assume totalement et considère tout simplement avoir fait une erreur en envisageant une programmation culturelle pour accompagner son événement festif…

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