Des cerises à Noël, et autres chimères marketing des fêtes de fin d’année…

12 000 km, 10 € du kilo. Cerises, abricots et nectarines du Chili… Votre supermarché s’engage, pas tellement dans le développement durable, comme il le prétend souvent, mais dans le marketing de la fête, et de ces petites folies qui peuvent sembler tellement amusantes, « tendance » et chic… Les fruits exotiques des tables de Noël et du Nouvel An étaient il y a une ou deux générations les oranges qui venaient du sud de la France ou d’Espagne. Pour le Val de Loire, cela représentait une distance non négligeable, mais cela restait des fruits de saison sous nos tropiques. Depuis quelques années, les commerciaux font dans la surenchère exotique en faisant parcourir la moitié de la planète à des fruits qui n’ont rien de bien exotique pour nous en réalité. Doit-on s’attendre à une expérience renversante et réjouissante en dégustant une cerise, avec un décalage de quelques mois par rapport à nos habitudes et quelques degrés de moins lorsque l’on sort de chez soi ?
Tout cela serait bien anodin, s’il n’y avait derrière ces coups marketing toutes les dérives que décrit Claude-Marie Vadrot dans son livre Des fraises en hiver ; Et autres besoins inutiles de notre alimentation.

 
Vadrot couverture

Fraises d’Espagne, haricots verts du Kenya, kiwis de Nouvelle-Zélande, pommes du chili… Les fruits et les légumes perdent le nord et confondent les saisons. Avec beaucoup de produits non alimentaires, ils parcourent le monde depuis que la grande distribution a trouvé des travailleurs contraints d’accepter des salaires et des conditions de travail de misère. La recherche du profit maximum a progressivement conduit à des voyages aberrants aux conséquences écologiques désastreuses.
Ces mauvaises habitudes de la mondialisation ne correspondent pourtant pas à une « demande » des consommateurs, mais bien au concept marketing du hors-saison. Tous les exemples fournis dans ce livre montrent comment des besoins ont été créés et exploités. Et comment une pomme de terre peut être récoltée en Belgique, épluchée au Maroc, transformée en chips en Turquie avant d’être vendue aux Pays-Bas.
Ces voyages, ces gaspillages et l’exploitation des pays du Sud, nous pouvons les refuser en décidant de consommer local. L’auteur nous donne ici les recettes simples d’un retour à des assiettes ne croulant plus sous des milliers de kilomètres — périples inutiles dont nous supportons tous les coûts.

Premier vœu donc, anticipé : résistons aux pièges du marketing.

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